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Rochebaucourt, Abitibi / Québec, Canada
Je suis enseignante orthopédagogue de formation. Depuis ma tendre enfance que j'aime jouer avec les mots, que je me passionne pour l'écriture. La douleur chronique m'a obligée à quitter mon emploi d'enseignante et m'a encouragée à exercer une passion qui m'a toujours habitée, l'écriture.

vendredi 10 juin 2011

Ce que notre souper sera ...




Dans l'espoir d'attiser le feu dans ses yeux qui déjà pour moi brûleront d'envie,
j'ai vêtu, ce soir, ma belle robe de voile rouge que je me suis procurée pour lui.

Alors que mon corps de femme rendra le sien fébrile, impatient, pyromane aussi,
mon regard d'allumeuse s'attardera discrètement sur ses jeans au renflement sexy.


Devant sa bouche de velours mon coeur battra, autour de moi tout arrêtera de tourner.
Je voudrai doucement déposer la mienne sur son torse vêtu de noir,
dont j'ai tant rêvé.

Mais par souci de convenances, la nappe rouge sur la table sera bien allongée,
comme un drap de satin sous nos pitances de bagnards, l'un de l'autre, affamés,
sur une table qui pourtant sera témoin discret de notre amour enfin consumé.

Mes seins et leur sommet, libres sous ma robe, titilleront coquinement son regard,
il les fuira, oui, autant qu'il le pourra,
jetant un oeil ici et là, de son regard hagard.
 Alors que moi, en digne femme, je me soucierai de mon apparence et de mon fard,
déjà, ses yeux me verront nue sous ma robe et celle-ci bien rangée dans le placard.

Nos rires sonneront bien faux et résonneront lourdement dans cette pièce à prétexte,
nous en chercherons nos mots, perdus un peu sans notre plume et sans nos textes.

Premier moment de vérité dans cette mer de convenances et d'étiquettes,
nos pieds nus, Oh!!! Par mégarde..., s'effleureront sur la douce moquette.

Nous rirons aux éclats devant ce naturel partagé que nous croyions bien camouflé,
libérés enfin de trop de convenances, enfin ''nous'', grâce à la nudité de nos pieds.

À pas feutrés, il viendra près de moi, me fera des aveux de sa bouche de velours,  
dans le creux de mon cou, il déposera ses mots satinés, le souffle bien court.

Nous n'aurons pas mangé que déjà la table nous dé-servirons.
Nos plats refroidiront tandis que nos corps eux s'embraseront.

D'un unique geste habile, il m'aura vite dévêtue ;
facile puisque sous ma robe je serai déjà nue.

C'est alors que la table et la nappe seront confondues,
lit et drap pour les amants que nous seront devenus...

Je me nourrirai de lui et lui de moi
à satiété jusqu'à la prochaine fois.

D'ici là, nous nous aimerons dans notre jardin secret,
à l'insu de tous nous serons Oh! Coquins ,mais discrets.

jeudi 2 juin 2011

Nos désirs assouvis...


 

Repus, amoureusement blottis l’un contre l’autre,
 nos jambes entremêlées,
Tous deux, le souffle bien court
et ta main couvrant tendrement la mienne,
Les yeux mi-clos, nos cœurs battant à un rythme fou,
 encore tout affolés,
Nos pieds qui s’effleurent, mes orteils,
 d’un clin d’œil, taquinant les tiennes,
Comblés d’amour, ma voute encore fébrile,
ton sexe fier, prêt à se reposer,
Enfin exorcisés d’un désir pressant,
à nous être aimés, à en perdre haleine.

Texte de Jennie Hewitt, à paraître dans un prochain bouquin



dimanche 15 mai 2011

Tokyo ou jardin d'Eden ?


 


Depuis le début des temps, l’homme semble obsédé par l’essence même de la pomme tendue par l’aguichante Ève et croquée goulûment par Adam.

Alors que la feuille de vigne judicieusement placée a fait place aux vêtements griffés, le jardin d’Eden, lui, s’est transformé de façon spectaculaire, et ce particulièrement dans la ville de Tokyo, au Japon.

Dès la fin des années 80, Tokyo est devenue la ville paradisiaque par excellence.  Cette métropole s’est transformée en un paradis terrestre où on y croque maintenant la ‘’pomme’’ en l’apprêtant de mille et une façons, de sa forme la plus naturelle à la plus originale qui soit. Depuis, la capitale du Japon célèbre le  Mardi - Gras tous les jours de l’année; elle assouvi tous les fantasmes inimaginables par des pratiques sexuelles ‘’déguisées’’; sa réalité dépasse maintenant la fiction. Réel ou virtuel ? On ne sait plus très bien…

 Le Japon mérite la palme d’or, devant tous les pays occidentaux, pour sa folie et sa démesure, frisant même le délire collectif.  Il  est en soi un ‘’Sexland’’, où l’imaginaire fantasmatique semble ne connaître aucune limite et aucune demie -mesure.  Les Dysneyland, Wonderland et cie peuvent tous aller se rhabiller …  Les américains ont  leur ‘’Big Apple’’ (New-York), les japonais, eux, ont leur ‘’Pink Apple’’ en la ville de Tokyo, considérant que le mot ‘’Pink’’ est un euphémisme culturel pour désigner le mot ‘’sexe’’.

À Tokyo, les commerces reliés au ‘’fuzodu’’ (industrie du sexe) pullulent de toutes parts; aucun regard ne peut y échapper.  On trouve, par exemple, sur le territoire de 2.5km du quartier ‘’hot’’ Sinjoku à Tokyo, environ 5000 établissements reliés à l’industrie du sexe.  Cette prolifique industrie s’avère être l’une des plus développées au monde.  À lui seul, le commerce du sexe génère autour de 20 milliards de dollars par année, soit l’équivalent du budget alloué à la défense nationale du Pays.  Les ‘’yakusas’’ (membres de la mafia japonaise), qui en détiennent le monopole, déploient ruse et subterfuges afin de détourner la loi, adoptée en 1958, interdisant toute prostitution; celle-ci précise l’illégalité du ‘’honban’’ (rapport sexuel avec pénétration vaginale) contre rémunération.  L’aspect rudimentaire de cette loi laisse un monde de possibilités aux ‘’businessmen’’ sans scrupule.

Le ‘’honban’’ est devenu, ce que les maffieux se plaisent aujourd’hui à nommer, le ‘’himitsu play’’ (jeu secret). On est simplement passé de la ‘’geisha’’ pure et vierge à la démesure sexuelle peu subtile mais protéger par une législature minimaliste.  On assiste maintenant au phénomène du ‘’enjoy kosaï’’ aussi appelé ‘’compensation dating’’ basée sur une ‘’relation d’aide’’ empreinte de respect entre le client et la geisha des temps modernes.

Les japonais ont une vision actuelle très ludique de l’érotisme.  Plusieurs y trouvent leur compte,  du simple homme marié insatisfait, au puceau en mal de sexe,  du ‘’futzuu’’ (pervers) ou ‘’otaku’’ (obsédé sexuel)  à l’homme mûr éprouvant une attirance sexuelle pour les jeunes filles ou les héroînes de Manga ‘’Lolicon’’.  Tous les plaisirs sont dorénavant permis et possibles dans ce ‘’Sexland’’ oriental.

De nombreux endroits sont spécialement conçus pour satisfaire les désirs sexuels des messieurs aux mœurs légères.

La clé du plaisir ou ‘’Love hôtels’’

On les trouve souvent côte à côte dans certains quartiers de Tokyo, situés généralement près des bouches de métro.  Faciles à repérer, ils sont munis d’enseigne lumineuse et de nom inusité. On y trouve de tout, pour tous les goûts et tous les vices, dont  un menu varié de chambres à thèmes : salle d’opération, wagon de métro,  chambre froide, salle d’enlèvement extra-terrestre, salle de classe, temple romain, cascade en montagne, chambre à l’effigie du personnage ‘’Hello Kitty’’ à l’ameublement démesurément grand ou avec lit circulaire au centre d’un carrousel en fonction, etc.  
On y trouve une panoplie de gadgets à saveur érotique, tels que : films pornos, caméscope, miroir au sol, lit vibrant, karaoké, menottes, condoms et bien plus encore.

L’accès aux chambres se fait dans l’anonymat le plus total; on est assuré
d’y croiser personne.  Une réceptionniste cachée derrière une vitre teintée  glisse la clé de l’hôtel au client, par une fente pratiquée à même la façade de l’établissement.  L’option de la chambre se fait à partir d’un menu affiché sur un mur du hall d’entrée de l’hôtel, en pressant simplement sur un bouton placé sous l’image représentant le lieu de ses rêves. Ensuite, il ne reste plus au client qu’à payer à un guichet automatisé. Enfin, un ascenseur l’emporte tout droit à la chambre choisie, un aller-retour pour le 7ième ciel, du moins, nous le souhaitons pour lui.

C’est l’heure du bain…

Datant de 1657, le ‘’soapland’’ ou ‘’sopu rando’’ est le plus ancien divertissement sexuel pour adulte au Japon.  En fait, le soapland est une chambre munie d’un matelas pneumatique et d’une baignoire remplie d’une gelée verte dans laquelle ‘’monsieur’’ fera trempette avec une jolie nymphette, ou encore plusieurs, après avoir reçu un massage sensuel et érotique.  Il pourrait même ‘’jouir’’ d’un lavage corporel réalisé au moyen d’une brosse exclusivement fabriquée de poils pubiens.  Le prix pour cet érotisme considéré de haut niveau tournera autour de 60$ à 970$ selon les services reçus et la qualité de l’hôtel.

Le dîner est servi…

Lors de réunions d’hommes d’affaires fortunés, dans certaines stations thermales au Nord Est de Kyoto, on offre non seulement le service aux tables mais bien la table principalement comme service.  On y pratique une vieille coutume, le ‘’Nyotaimori’’  (corps décoré d’une femme).  Cette pratique consiste à manger un repas, composé de sushis et d’algues, servi sur le corps d’une femme encore vierge.  Pour la ‘’modique’’ somme environ de 2000$, ces messieurs n’ont qu’à choisir le profil du menu qu’ils préfèrent, version ‘’fesses’’ ou version ‘’pubis’’.

Le ‘’wakame zake’’ est aussi un divertissement sexuel inusité pratiqué dans les clubs de strip-tease; celui-ci consiste à boire du sake entre les cuisses d’une femme.

Livraison à domicile…

Pour les plus timides, désirant plus de discrétion,  le ‘’deri heru’’ (delivery health ou livraison santé) est tout indiqué. Ce type de service est mieux connu ici sous le terme de service d’escortes ou de call girls.

‘’Drag Queen’’ Manga

Le fétichisme collectif est un phénomène qu’on observe presque exclusivement au Japon.  La pratique du ‘’kigurami’’ ou ‘’Cosplay’’ consiste à se travestir en héroïne de Manga 100% sexy.  Ces personnages fictifs symbolisent la femme idéale pour eux. Un très grand nombre de japonais, hommes et femmes, troquent à l’occasion leur identité terrestre contre une identité imaginaire, le temps de décrocher un peu de leur réalité.

S’en faire mettre plein la vue

Un ‘’Imékura’’ (Club d’images ou Club à fantasmes) est un endroit où des ‘’yukitamos’’ (fille costumées) se prêtent à des jeux de rôles. Selon les fantasmes des messieurs, elles se transforment en infirmière, professeur, écolière, hôtesse de l’air, secrétaire, etc.  Dans certains clubs, pour le grand plaisir des adeptes de petites culottes ‘’panchiras’’,  de jolies  japonaises en mini-jupe prennent place dans un ascenseur au sol vitré.  Parfois, on y trouve également une salle de classe bondée d’écolières en mini-jupes (120$ pour 40 minutes).

En mettre plein la vue

Un ‘’Onani fuzoku’’ est un club où le client paye 80$ pour avoir le privilège d’atteindre le ‘’iku’’ (orgasme sexuel) en se tripotant lui-même le ‘’chinko, chinpo ou chin chin’’ (pénis) devant quelques femmes qui sont payées pour le regarder faire pendant 30 minutes.

En avoir l’eau à la bouche

Un  ‘’Oppai momi momi’’ est un Club de léchage de seins.

Se rincer l’œil

Au Club ‘’Gofish Mermaid hostess’’ à Tokyo, l’expression ‘’se rincer l’œil’’ prend tout son sens.  Pour des frais d’entrée de 200$, les japonais peuvent boire et manger tout en observant de jolies sirènes étrangères nager avec grâce dans un bassin d’eau entièrement vitré.

En avoir plein les mains

Un ‘’Momi pabu’’ est un club du genre ‘’mains libres’’ où l’on ferme les lumières afin de laisser les mains baladeuses des clients se promener d’une paire de seins à une autre et ce dans la plus grande discrétion qui soit,  seulement 80$ pour une heure de tripotage.

Brasser de grosses affaires

Le Club ‘’Mammouth’’  fait la joie des ‘’Haizumo pochari’’ (adeptes des grosses poitrines) en leur permettant de s’en mettre plein la vue et probablement de tâter le terrain aussi.

Folles dépenses

Les ‘’Burusera shoppu’’ (boutiques érotiques) mettent entre autres à la disposition des clients, des machines distributrices dans lesquelles ils peuvent faire l’achat de petites culottes usagées, d’urine, de costume et de photos d’écolières, etc.

Bien d’autres endroits sont également ouverts au public adulte :

 ‘’pinku saron’’ (Club d’isoloirs ‘’mains et bouche’’), théâtres de strip-tease,
Cinémas érotiques, ‘’Nukipabu nuki kyaba’’ (Club de fellation),
‘’Ranjeri pabu’’ (Club-resto de serveuses sexy en lingerie fine),
‘’Nosoki beya’’ (communément appelé ici ‘’peep show’’),
‘’urisen’’ (Club de prostitués mâles), ‘’koshi tsu bideo’’ (Cabines masturbatoires et visionnement de matériel pornographique), ‘’Esute’’ ou’’ Katto senmon ten’’ (salon d’esthétique pour hommes) où on offre un service de rasage érotique avec bonus pour 100$ de l’heure, etc.

Besoin d’un alibi ?

Qu’ils soient clients ou ‘’geisha des temps modernes’’, les japonais peuvent faire appel à des agences offrant un service d’alibis professionnels, allant de faux certificats de formation à de faux talons de paies…

Voir la vie en rose

Évidemment, il ne faut pas craindre d’investir dans la publicité si on veut que nos affaires roulent rondement…Les ‘’yakusas’’ l’ont bien compris;  ils font parvenir aux citoyens de petits dépliants publicitaires roses très explicites (infos et photos résumant les services offerts d’un côté et recrutement de l’autre) qui envahissent les boîtes aux lettres à raison de 2 à 3 fois semaine et les stations de métro. Des bottins de services sont également disponibles dans les stations de métro et des catalogues de ‘’rendez-vous’’ sont aussi en vente dans tous les bons kiosques.

Bref, si pour les Américains ‘’sky is the limit’’, pour les Japonais même le
7 ième ciel n’a pas de limite.

Texte de Jennie Hewitt publié dans le magasine FA. 

vendredi 29 avril 2011

Envie d'amour et de sensualité ...


 Mes provisions de ''Je t'aime'' se tarissent nuits et jours,
je ne bois plus à la fontaine déferlante de l'amour.
J'ai le réservoir à tendresse qui déborde de ''moi'',
tant de caresses à offrir, pourtant seule, sans ''toi''.

J'ai besoin d'aimer pour me sentir vivante,
d'une main d'homme glissant jusqu'à mon bas-ventre.
Sentir la chaleur d'un corps aimant tout près du mien,
caresser sa joue, gémir dans son cou, lui tenir la main.

Déposer mes lèvres gourmandes sur les siennes affamées,
goûter à ''Toi'', partout où les miennes peuvent se poser.
Enlacer ses jours et ses nuits, de mon feu l'embraser,
l'aimer à le rendre fou, élever nos désirs à nous enflammer.

Envie de rêver, endormie ou les yeux grands ouverts,
dénuder mon corps et baigner le sien à mon puits-vert...
M'offrir à lui, de tous mes ''sens'', à l'endroit et à l'envers...,
l'inviter au grand bal des anges, 
 ne plus toucher terre.



Texte de Jennie Hewitt

Ce texte se retrouve dans mon bouquin ''Rouge Vermeille Tome 1''


lundi 25 avril 2011

Voeu d'amour ...


Fin du texte ''Voeu d'amour''
se trouvant dans mon bouquin ''Rouge Passion'', tome 1

...
J'aimerais qu'aucune pudeur ne vienne freiner l'élan de nos envies, de nos désirs et de notre amour aussi, jusqu'à lui offrir ma bouche, qui me dégoûte pourtant aux petits matins..., si ses lèvres empressées de m'aimer, me le demandaient. J'aimerais être sa première bouchée, son avant-petit déjeuné, qu'il fasse de ma bouche une seule bouchée.

J'aimerais lover mes seins contre son torse nu, là au creux de son amour chaud, ne plus vouloir jamais sortir du lit. J'aimerais qu'il en soit ainsi pour lui. J'aimerais sentir son souffle haleter contre la peau de mon cou, sur les courbes de mes épaules nues, dans mes cheveux...

Comme j'aimerais l'incendier de ma chaleur, le frôler de mes frissons, qu'il devine du bout de ses doigts se pointer mes envies aux sommets de mes seins gonflés de désir pour lui, qu'il taquine et pince leur cime entre ses doigts coquins, qu'il puisse deviner mon ardente chaleur simplement en mesurant la sienne, qu'il sente mon coeur battre de plus en plus fort sous ma poitrine, qu'il puisse sentir le pouls de tous mes désirs...

Comme j'aimerais qu'il sache à cet instant que jamais je n'ai songé à lui résister, que j'ai cessé de penser depuis un bon moment déjà, à l'instant même où son regard rempli de tendresse et d'envie s'est posé sur moi, à l'instant où ses yeux ont dit aimer les miens, aimer mes traits encore bouffis, empreints encore des draps de lit, aimer ma tignasse rouge vermeille en bataille, aimer tout de ma minceur et tout de mes rondeurs...

Comme j'aimerais que ses yeux me dévorent juste avant que de tout son corps il le fasse aussi, comme j'aimerais sentir ses caresses se poser et glisser partout sur mon corps fébrile et excité, et comme mon corps n'est pas doué pour le silence..., qu'il l'entendre lui dire combien il aime ces moments là, combien j'aime ces moments magiques avec lui.

Comme j'aimerais qu'il me le dise aussi au rythme de ses lèvres affamées, de ses mains baladeuses et de ses hanches si puissantes, comme j'aimerais qu'il me goûte, qu'il saisisse la saveur si délicieuse de notre amour de ses papilles comme de son membre viril...

J'aimerais que nous n'ayons pas d'heure pour nous aimer, que nous le fassions simplement au gré de nos envies, de nos désirs, que nous le fassions même nuit et jour, qu'il me prenne le soir venue et au petit déjeuner aussi.

Qu'il tempête en moi de ses bourrasques d'amour, qu'il me berce de ses vents de tendresse, qu'il soulève sa vague qui me frapperait de plein fouet, en plein corps au gré de sa tempête et qu'il averse enfin en moi, qu'il m'averse de sa pluie d'amour de la nuit au petit jour.

Comme j'aimerais que cet homme si intense, le soit au centre de ma vie, comme il le serait au creux de tout mon corps, comme j'aimerais déposer mon coeur et toute ma passion au creux et au centre de la sienne aussi.

Les yeux fermés, je souffle avec espoir ce soir sur la bougie qui orne mon destin et le sien aussi...


Texte de Jennie Hewitt

Vous trouverez le début de ce texte et bien d'autres textes dans mon bouquin ''Rouge Passion'' Tome 1 à l'adresse ci-dessous:

http://www.thebookedition.com/rouge-passion--tome-1-jennie-hewitt-p-45551.html

samedi 16 avril 2011

Texte de Corinne Buchillot, me très chère Dame Plume :-)

C'est le matin que je préfère …





Lorsque les rayons de soleil filtrent
Doucement entre les arbres
Et que les oiseaux commencent
A gazouiller de buissons en buissons,
Se délectant des gouttes de rosée
Pures et transparentes.
Les corps reposés se tendent
Avec la fraîcheur matinale,
L'esprit, encore tout embrumé de sommeil,
Vogue de nuages en nuages
Tandis que les sens se libèrent de la torpeur de la nuit
Et retrouvent les sensations de bien-être,
La chaleur de l'autre, son odeur, son souffle...
C'est le matin que je préfère,
Lorsque ma main effleure ta peau,
Ebouriffe ta toison douce,
Lorsque mes doigts te caressent doucement,
Que tes muscles ondulent
Comme de multiples frissons
Et que nos deux corps s'emboîtent parfaitement
Dans une danse sensuelle,
Comme un tango rythmé dans le silence matinal.
Mes hanches lentement
Balancent par un réflexe naturel,
Deux corps qui s'épousent et se fondent,
Sensation de puissance - j'aime être assise sur toi -
Plus grande, plus haute, plus forte,
Au travers de ce plaisir que l'on partage,
Que l'on prend et que l'on donne,
A suivre cette route ensemble,
En parfaite harmonie, en parfaite cadence.
Le souffle chaud fait la moiteur de la peau,
Le balancement s'intensifie,
Plus vite, plus fort, plus loin,
Comme un envol de liberté,
Jusqu'au plaisir suprême ...

... de ce grand galop sur la piste forestière
où le bruit des sabots s'atténue
sur les tapis de mousse.
Alors, je me dis que, dans ces moments-là,
le monde nous appartient,
dans toute sa plénitude de vie !

Texte de Corinne Buchillot

Bouquins de cette magnifique plume,
en vente à l'adresse suivante:

Parfum de Rose (Première partie)


Indiscret voyeur, sur la pointe des pieds, le soleil s’immisce par une mince fente laissée entre deux volets légèrement entre ouverts, juste assez pour épier, d’un œil coquin celle qui fait battre son cœur et près d’elle venir discrètement coucher la chaleur de ses doux rayons, dans un trop grand lit pour une Rose seule.

Presque tous les matins, il se lève tôt, dans le but unique d’attendre patiemment Rose à son réveil, qui traîne toujours encore un peu, un peu trop, comme un somptueux et envoutant présent, qu’on espère bien avant l’heure.

Rose est enveloppée et enrubannée au milieu d'une soyeuse literie satinée de draps rouges, tissés de minces fils d’or, qui épousent ses formes, caressant ce qu’ils peuvent: ses bras, ses longues jambes, la courbe alléchante de sa poitrine et son visage d’ange, fiers de leur pouvoir, à la vue des frissons courant sur sa peau de vanille, constatant la pointe de ses seins menus qui se dressent, se dessinant très clairement à travers son aguichante robe de nuit aux délicates bretelles torsadées qui dansent sur ses fines épaules à chacun de ses mouvements.

À son insu, le soleil parcoure son corps, lentement, la caresse tendrement, de ses doux rayons aveuglants, jusqu’à ce qu’elle ouvre l’œil, enfin.


S’étirant paresseusement, comme le fait un chat en confiance, Rose allonge les bras au dessus de la tête en laissant s’échapper d’une voix chaude et mielleuse un long gémissement, comme si sous les habiles et tendres caresses des rayons de soleil, elle jouissait de plaisir, avant même d’ouvrir les yeux.

Justement, la voilà qui ouvre doucement ses grands yeux verts-océan vêtus de longs cils noirs qui s'ouvrent et se ferment, s'ouvre encore et se referment, leur donnant l’allure de délicats papillons se déployant sans empressement et battant lentement des ailes, avant de prendre leur envol sous des cieux radieux.

Enfin, presqu’éveillée, elle tourne doucement la tête vers la
fenêtre envahie déjà par l'invitante lumière du jour, quelques interminables mèches rouges, telles de longues et fines flammes couleur de feu, lui léchant le visage et, d’un large sourire, comme Rose aime le faire tous les matins, elle
salut gentiment le jour :

«  Hummm ! Bien le bonjour le matin !, une autre belle journée s’annonce aujourd'hui !!! »
Rose émerge doucement et lentement des draps qui, à regrets, prennent, encore secrètement ce matin, un ultime plaisir à glisser sensuellement contre son corps, la caressant comme le ferait une main amoureuse, effleurant les courbes parfaites de son corps de femme jusqu’à la quitter, le cœur en émoi.
Enfin debout, encore ensommeillée un peu, attirée par les doux rayons de soleil qui la réchauffent et l’accueillent à bras ouverts, d’une main ferme, comme une belle fleur aux pétales déployés, Rose ouvre les volets de la fenêtre. Elle bombe ensuite le torse et remplit ses poumons d’une bonne dose d’air frais, les seins pointés vers le ciel ; les petits coquins semblent vouloir émerger de sa robe de nuit, se libérer enfin des contraintes du tissu, sans aucune frontière pour les contenir, pouvoir se dorer librement au soleil, sans rien pour les gêner, un rêve !!!

Au même moment, à la même heure qu’hier, sans aucun doute, à la même heure que demain…, au même endroit tous les jours, à la terrasse du petit resto   du coin, je suis sagement assis, un café fumant à la main, un croissant chaud et frais dans l’autre, un journal, complice, déposé sur la table devant moi, prétextes non coûteux pour une fois de plus me rincer les yeux…

D’un coup d’œil discret, je jette un regard à sa fenêtre, sachant qu’elle ignore tout de ma rêverie, de mon désir fou d’elle, désir impétueux que je te contiens bien malhabilement et avec grande peine, tous les matins.

D’ici, rayons de soleil ardents aidant, je peux la deviner vêtue uniquement de sa chair, voir ses courbes généreusement offertes à mon regard rêveur et gourmand.

Je l’admire, aux matins, naturelle à souhait, sa longue et flamboyante chevelure en pagaille, comme si…, comme si je l’avais aimée tendrement la nuit dernière, laissant libres mes pensées câlines, mes pensées coquines…

« Oh ! Rrrrrrrrose, source de mon ivresse, j’aimerais tant te prendre dans mes bras, te murmurer une avalanche de Je t’aime !!! Du bout des lèvres et parcourir ta peau frissonnante de désir… »
À la fenêtre, à cet instant, Rose s'étire, les yeux clos sous sa broussaille de cils noirs, sous ses papillons qui bientôt ouvriront grand leurs ailes pour voler gracieusement vers moi. Elle soulève les bras, entraînant avec eux sa petite poitrine docile, glissant vers les haut à travers la mince toile translucide de sa robe de nuit, qui me laisse, à loisir, pour mon plus grand plaisir, tout deviner, tout voir...

Bras et seins redescendus, les deux pieds sur terre, Rose les yeux grands ouverts, un sourire mutin, visible que par le soleil, amant discret, complice qui ne dévoilerait rien de son secret..., sûre d'elle, referme les volets de la fenêtre, au grand désespoir de l'homme de l'autre côté de la rue, celui qui la regarde tous les matins, croyant naïvement qu'elle l'ignorait...



Texte de Jennie Hewitt

Ceci n'est que la première partie de ma nouvelle ''Parfum de Rose''. Vous trouverez la suite dans mon prochain bouquin intitulé ''Envoutantes'' (à venir).