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Rochebaucourt, Abitibi / Québec, Canada
Je suis enseignante orthopédagogue de formation. Depuis ma tendre enfance que j'aime jouer avec les mots, que je me passionne pour l'écriture. La douleur chronique m'a obligée à quitter mon emploi d'enseignante et m'a encouragée à exercer une passion qui m'a toujours habitée, l'écriture.

mardi 21 juin 2011

Plume coquine sur le sable chaud...




Laisser ma plume s’envoler, telle une plume d’oiseau,
la propulser, loin de tout, l’aider de mon souffle chaud,
jusqu’aux tropiques de mon âme, où je l’allongerai, nue,
offerte et soumise aux plaisirs charnels du premier venu,
la cime des seins, durcie par le vent, pointée vers le ciel,
les cuisses écartées, dévoilant sa toison, couleur de miel,
sa longue chevelure d'or bien étalée, parsemée de sable fin,
les yeux fermés, disposée à assouvir un homme et sa faim,
dans l’attente, toute frémissante, sous la fraîcheur de l’eau,
la léchant, telles des lèvres affamées, courant sur sa peau,
le désir en éveil, les sens excités, par son impudique liberté,
dans l’espoir qu’un regard se posera sur son corps dénudé,
elle ballade une main coquine sur sa poitrine ferme et ronde,
taquinant la pointe de ses seins, de l’autre, sa toison blonde,
pinçant tour à tour ses tétons, les tirant du bout des doigts,
allongés, durcis, sur ses mamelons dorés, gonflés d’émoi,
imaginant une bouche bien gourmande réclamant la tétée,
d’une poigne ferme et virile, ses seins, soumis, emprisonnés,
leur galbe naturel rehaussé, soulevé, sous une forte emprise,
leur cime engloutie, dévorée, alors que son sexe d’or s’attise,
où ses doigts s’attardent, caressant l’accès aux mille plaisirs,
dessinant un cercle continu, trempés au bouillon de son désir,
rêvant d’une verge tendue, contre ses hanches, qui se hisse,
empressée de s’enfoncer au creux de ses profondes abysses,
sur ses images érotiques, son cœur s’emballe et palpite,
plus encore lorsque près d’elle, des pas…, le sable s’agite,
lorsque deux mains l’empoignent solidement, la retournent,
avec tant d’empressement, étourdie, que la tête lui tourne,
emprisonnant ses seins lourds, ballotant et frôlant le sol,
coinçant entre leurs doigts, leurs pointes et leurs auréoles,
lorsque lui provient un long gémissement, guttural, animal,
qu’au même moment, on la pénètre d’une poussée brutale,
pressant très fort sa poitrine, sa chair fuyante, débordante,
ses tétons comme point d’encrage, tirés sans ménagement,
par la puissance des coups, s’excitent, s’étirent maximalement,
son sexe humide, empalé avec ardeur, se gonfle, averse de plaisir,
baignant l’homme, sans visage, qui la fait sienne, sans rien lui dire,
ne sachant de lui que ses mains, que la dimension de sa virilité,
lui enfonçant un membre large et long, en elle, à l’étroit et serré,
à grands coups, qui la font gémir, en redemander encore…
jusqu’à ce que la sueur couvre entièrement son corps,
jusqu’à ce qu’ils jouissent, leurs cris fracassant l’air,
se laissant tomber, épuisés, repus, face contre terre.


Texte de Jennie Hewitt

lundi 13 juin 2011

La nonne maudite...


À trop vouloir t'aimer, j'en ai oublié de m'aimer,
à trop nous pleurer, je me suis pleurée aussi.
Je me suis vidée de tout ce que j'étais,
Un jour, je n'étais plus, le dos tourné à ma vie.
J'ai plié bagages et j'ai mis les voiles,
laissant derrière moi, mes souvenirs et mes pleurs.
J'ai avancé d'un pas craintif, me suis arrêtée,
à la porte du couvent austère de grises sœurs.
Longtemps j'ai hésité, à ne plus savoir...
la main tremblante, de tout mon corps en transe,
à regarder d'un œil las et froid la porte de l'enfer,
celle qui sonnerait l'heure de ma délivrance.
Dans un sursaut de colère revenant me hanter,
c'est d'un doigt rigide, mais bien décidé,
que j'ai sonné l'alarme du couvent bien gardé,
par la supérieure qui m'accueillit à bras fermés.
J''allais étouffer ici, Oh! Mourir d'ennui ! ,
assassiner tout ce que j'étais et tout ce que je suis!!!
Je savais bien que je naîtrais de la Vierge Marie,
baptisée d'un faux nom, sous de noirs habits.
Je suis passée ainsi d’une 4 pièces et demie,
à une chambre bien étroite pourvue d'un seul lit.
Je me revois encore ouvrir mon unique valise,
y sortir pour seuls biens, mes peurs et ma vie.
Avec nonchalance, devant l'autel je priais,
entourée de bonnes sœurs qui priaient aussi;
qui priaient pour moi, j'en suis bien certaine,
voulant purifier mon âme de ce que fut ma vie!!!
J'ai bien essayé d'y croire à cette rédemption,
à cette lueur d'espoir au bout de mon tunnel.
Mais le soir venu, dans ma chambre étroite,
le crucifix savait que je ne lui étais pas fidèle.
Y prenait-il plaisir, je n'en sais trop rien...,
à voir défiler ces hommes de mon imaginaire.
Je me lassa bientôt de ce manège secret,
il me fallut vite plus que ma seule chair.
Cherchant toujours et sans cesse à la satisfaire,
entre deux prières, mon esprit vaguait, divaguait,
occupé qu'il était à draguer et à flirter l'enfer.
Satan, lui, se délectait de mes secrets.
Je priais, Oh! Oui! Que je priais !!!
Sœur Marie du péché que j'étais, priait,
désirant me blanchir des péchés de ma chair,
des péchés charnels qui me nourrissaient.
Mais de retour dans ce lit aux draps bien jaunis,
je replongeais, mon cercle vicieux y veillait, 

  repartant de plus bel et de plus en plus fort,
à la conquête de Satan, si je ne m'abuse...
Lors d'un de ces soirs, à boire dans tous les bars,
à flirter la débauche et à y user de ma ruse,
Satan fut charmé, la nonne l'enflamma.
De tous ses feux et de toutes ses flammes,
il me prit et de sa rouge envie me fit sienne,
Oh! Sœur Marie du péché!!!, priez pour mon âme !!!
Cette nuit là, j'ai crié fort ma soif avide d'être aimée,
je l'ai hurlée, j'ai supplié Satan de m'en délivrer,
de sa chaleur ardente d'incendier ma vie,
et de me faire jouir des cendres du passé.
Il m'a fait jouir, il m'a brûlée, de son désir,
il a brûlé mon âme de son amour ardent,
dans un dernier cri, de mon dernier souffle,
je lui offris ma vie sur un plateau d'argent.


Texte de Jennie Hewitt

vendredi 10 juin 2011

Ce que notre souper sera ...




Dans l'espoir d'attiser le feu dans ses yeux qui déjà pour moi brûleront d'envie,
j'ai vêtu, ce soir, ma belle robe de voile rouge que je me suis procurée pour lui.

Alors que mon corps de femme rendra le sien fébrile, impatient, pyromane aussi,
mon regard d'allumeuse s'attardera discrètement sur ses jeans au renflement sexy.


Devant sa bouche de velours mon coeur battra, autour de moi tout arrêtera de tourner.
Je voudrai doucement déposer la mienne sur son torse vêtu de noir,
dont j'ai tant rêvé.

Mais par souci de convenances, la nappe rouge sur la table sera bien allongée,
comme un drap de satin sous nos pitances de bagnards, l'un de l'autre, affamés,
sur une table qui pourtant sera témoin discret de notre amour enfin consumé.

Mes seins et leur sommet, libres sous ma robe, titilleront coquinement son regard,
il les fuira, oui, autant qu'il le pourra,
jetant un oeil ici et là, de son regard hagard.
 Alors que moi, en digne femme, je me soucierai de mon apparence et de mon fard,
déjà, ses yeux me verront nue sous ma robe et celle-ci bien rangée dans le placard.

Nos rires sonneront bien faux et résonneront lourdement dans cette pièce à prétexte,
nous en chercherons nos mots, perdus un peu sans notre plume et sans nos textes.

Premier moment de vérité dans cette mer de convenances et d'étiquettes,
nos pieds nus, Oh!!! Par mégarde..., s'effleureront sur la douce moquette.

Nous rirons aux éclats devant ce naturel partagé que nous croyions bien camouflé,
libérés enfin de trop de convenances, enfin ''nous'', grâce à la nudité de nos pieds.

À pas feutrés, il viendra près de moi, me fera des aveux de sa bouche de velours,  
dans le creux de mon cou, il déposera ses mots satinés, le souffle bien court.

Nous n'aurons pas mangé que déjà la table nous dé-servirons.
Nos plats refroidiront tandis que nos corps eux s'embraseront.

D'un unique geste habile, il m'aura vite dévêtue ;
facile puisque sous ma robe je serai déjà nue.

C'est alors que la table et la nappe seront confondues,
lit et drap pour les amants que nous seront devenus...

Je me nourrirai de lui et lui de moi
à satiété jusqu'à la prochaine fois.

D'ici là, nous nous aimerons dans notre jardin secret,
à l'insu de tous nous serons Oh! Coquins ,mais discrets.

jeudi 2 juin 2011

Nos désirs assouvis...


 

Repus, amoureusement blottis l’un contre l’autre,
 nos jambes entremêlées,
Tous deux, le souffle bien court
et ta main couvrant tendrement la mienne,
Les yeux mi-clos, nos cœurs battant à un rythme fou,
 encore tout affolés,
Nos pieds qui s’effleurent, mes orteils,
 d’un clin d’œil, taquinant les tiennes,
Comblés d’amour, ma voute encore fébrile,
ton sexe fier, prêt à se reposer,
Enfin exorcisés d’un désir pressant,
à nous être aimés, à en perdre haleine.

Texte de Jennie Hewitt, à paraître dans un prochain bouquin