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Rochebaucourt, Abitibi / Québec, Canada
Je suis enseignante orthopédagogue de formation. Depuis ma tendre enfance que j'aime jouer avec les mots, que je me passionne pour l'écriture. La douleur chronique m'a obligée à quitter mon emploi d'enseignante et m'a encouragée à exercer une passion qui m'a toujours habitée, l'écriture.

lundi 15 août 2011

Sensualité

SENSUALITÉ



S ouffler sur les gouttelettes qui perlent sur ta chair frissonnante,
E ntamer de ma langue et de mes lèvres une gourmande descente,
N oyer ma pudeur sous l’eau qui me blanchit de retenue, de tabou,
S ous une pluie d’amour, une averse de désirs, à nous rendre fous.
U ser de mes charmes, glisser mes seins contre ta peau assoiffée,
A llumer un feu ardent, mes mains caressant ton membre érigé,
L aissant libre mon ardeur à t’aimer, de ma bouche  te savourant,
I ncendiant tout de toi, comme une flamme d’amour te léchant.
T empête en moi ou sur moi, peu importe ta pulsion du moment.
E nivrée de toi, ivre de nous, sous la douche, t’aimer agenouillée.

Texte de Jennie Hewitt

mardi 9 août 2011

Jouir d'amour

Je sais notre amour vrai, éternel...

 


Lorsque d’un unique et doux regard tu dis tant m’aimer,
Puisque tous les mots seraient futiles pour me l’exprimer,



Lorsque tes mains s’attardent sur ma chair hérissée,
Que les miennes se joignent à elles pour les guider,


Lorsque tous nos doigts se baladent, en toute volupté,
Qu’ils décrivent des cercles, et là, des venues, des allers,


Lorsque je frémis de plaisir, Hum!, sous ton habile doigté,
Que ton membre viril se cambre, sur le point d’exploser,


Lorsque nos corps sont en communion, délicieux péché,
Que le tien se joint au mien, qu’il sonde mon intimité,


Lorsque je te gémis ‘’Je t’aime’’ en bouche, le cœur agité,
Que de tout mon être en transe, je ne sais que trembler,


Lorsque ta bouche me fait l’amour d’un baiser enflammé,
Qu’un seul me suffit pour jouir de nos promesses d’éternité,

Lorsqu’un feu d’artifice éclate en moi, qu’il m’éclabousse de toi,
Que de tout mon corps exalté, je brûle, comme un feu de joie,

Lorsque nos gémissements s’unissent en un mariage charnel,
Je sais combien on s’aime, je sais notre amour vrai, éternel.


Texte de Jennie Hewitt

vendredi 22 juillet 2011

Je jouis à toute heure...



Où sont tes mains, où est ta bouche,
Où sont-elles, où sont leurs caresses ?
J’aime tant lorsqu’elles me touchent,
Quand elles m’aiment avec tendresse.

Où est passé ton beau regard coquin,
Celui qui me désire, celui qui me veut?
Où est ton regard posé sur mes seins,
Celui qui sait faire l’amour à mes yeux?

Où est ton corps nu, où est ton ardeur,
Celui que je désire, celle qui m’habite ?
Où est ta chair nue, où est ta chaleur,
Celles que j’accueille dans mon gite ?

Où est cette part de toi, mais où est-elle ?
Discrète, bien trop, lorsque tombe la nuit,
Où sont tes mots qui me disent si belle,
Si peu d’étoiles dans tes yeux endormis…

Ces mots que j’aime entendre de tes lèvres,
Les tiens, si tendres, qui disent m’aimer,
Le jour, la nuit, lorsque le soleil se lève,
Ils roupillent, mais encore diront m'aimer.

Tu m’aimes, je t’aime, oui, nous nous aimons,
Nos sentiments sont profonds, sont sincères,
Oui, tu me l’exprimes de mille et une façons,
Notre amour est nourri de demain et d’hier.

Mais....,
entre deux courses,
mille trucs à faire...


Où es-tu ? À mille lieux de moi, épuisé et rompu,
Mon corps enlacé, tes orteils en quête de mon pied,
Touchant, si beau, mon ange assoupi au corps nu,
Ta bouche, sa boutique à mots, tes yeux, fermés.

Peu importe où tu es car j’y suis, et où je suis, tu es,
Mon âme frissonne contre la tienne et mon cœur jouit,
Tout ton être me fait l’amour, alors je sais où tu es,
Tu es là où je suis, voilà, et notre amour y est aussi.

Dans l’invisible des yeux, de l’être, on se caresse,
On s’aime, au 7 ième ciel Oh! Quelle allégresse !!!
Notre amour métaphysique me va droit au cœur,
J’orgasme à chaque seconde, je jouis à toute heure.


Je sais que le présent voyeur, par le trou de la serrure,
nous regarde d’un air coquin,
Déçu par tant de pureté, mais résigné,
dans l'espoir de nous ‘’voir’’ demain.
Texte de Jennie Hewitt, à paraître dans le bouquin Rouge Passion, Tome 3

mardi 19 juillet 2011

Pulsion charnelle

Hum! Laisse-moi de mes lèvres à ta peau goûter,
T’enflammer d’un désir fou, t’incendier, te brûler,

Laisse mon feu parcourir ta chair, ma flamme la lécher,
Laisse-moi lacérer ta peau, telle une chatte te griffer,
Laisse-moi écrire mon plaisir, sur ta chair le signer,

Laisse-moi te dominer, laisse-moi te chevaucher,
Laisse mon sexe musclé t’enlacer, t’entourer,
Laisse-le s’agripper à toi bien serré, m’empaler,
Laisse-moi être ton amazone, sauvage, tigrée,


Sur toi, hurler mon plaisir, soulever mon fessier,
Le laisser tomber, me cambrer, mes seins secoués,
Laisse-moi de leur danse vive, rythmée, t’envouter,

Commander à tes mains d’homme de les empoigner,
Les presser de tes doigts, tordre leur pointe, la tirer,
Pouce, index , pinçant la cime, leur rondeur trembler,
Hum! Laisse-moi gémir, un doigt contre mon intimité,
Laisse-moi jouir, délivrée, mon sexe et ta chair trempés,
Laisse mes seins fuir tes mains et à tes lèvres se porter,
Laisse-moi t’emplir la bouche de moi, mamelons bandés,
Allez! Va! Gourmand! Prend la tétée dont tu as tant rêvé,

Secoue ton membre, ne sachant plus à quel sein te vouer,
Mes seins ballotant, sautillant, deux tétons captifs, étirés,
Branle ton bambou! Vise comme je sais, moi, me caresser,
Prive-toi de ma lourde poitrine que je pétrie sans me lasser,
Laisse-moi m’aimer, laisse-moi de mes doigts me pénétrer,
Vise un peu ma croupe maintenant, mon fessier soulevé,
Laisse-moi offrir à tes yeux mes intimes loges, dépucelées,
Suintant d’une eau belle, à ma claire fontaine, t’y baigner,
Laisse-moi prendre en main ta verge, et en maître l’avaler,
Laisse-toi faire,  plonge tes doigts creux, viens me sonder,
Libère-toi enfin! Jouis de ma gourmandise! Laisse-toi allez!
Laisse-moi te goûter, laisse-moi de ton nectar me délecter,

Explose-moi en bouche ton désir, laisse-moi t’en délivrer!



Texte de Jennie Hewitt à paraître dans le bouquin Rouge Passion Tome 3, à venir 

vendredi 1 juillet 2011

Satanée pulsion !!!



Satan qui se tend,
la fourche brandie,
piaffant d'impatience,
sous un satin retroussé,
une chair frémissante,
de soyeux fils d'or,
se déployant sous lui,
englouti, engouffré,
piégé, tendu, cambré,
sous une toison étoilée
d'une maléfique araignée,
à l'aine tatouée,
qu'il tient fort...,
qu'il tient ferme,
une poussée,
et bien d'autres,
des cris emmêlés,
clamant sa grande force
d'une fierté bien virile,
grondant son plaisir,
sous une pluie déferlante,
d'une matrice en délire,
trempée de son membre,
un duo orgasmique,
dans un corps à corps,
dans un chœur à cœurs,
retiré de la toile,
étendu, détendu,
les membres étoilés,
aux côtés d'un corps nu,
dé-satiné, mais comblé,
d’une femme extasiée.

Texte de Jennie Hewitt

mardi 21 juin 2011

Plume coquine sur le sable chaud...




Laisser ma plume s’envoler, telle une plume d’oiseau,
la propulser, loin de tout, l’aider de mon souffle chaud,
jusqu’aux tropiques de mon âme, où je l’allongerai, nue,
offerte et soumise aux plaisirs charnels du premier venu,
la cime des seins, durcie par le vent, pointée vers le ciel,
les cuisses écartées, dévoilant sa toison, couleur de miel,
sa longue chevelure d'or bien étalée, parsemée de sable fin,
les yeux fermés, disposée à assouvir un homme et sa faim,
dans l’attente, toute frémissante, sous la fraîcheur de l’eau,
la léchant, telles des lèvres affamées, courant sur sa peau,
le désir en éveil, les sens excités, par son impudique liberté,
dans l’espoir qu’un regard se posera sur son corps dénudé,
elle ballade une main coquine sur sa poitrine ferme et ronde,
taquinant la pointe de ses seins, de l’autre, sa toison blonde,
pinçant tour à tour ses tétons, les tirant du bout des doigts,
allongés, durcis, sur ses mamelons dorés, gonflés d’émoi,
imaginant une bouche bien gourmande réclamant la tétée,
d’une poigne ferme et virile, ses seins, soumis, emprisonnés,
leur galbe naturel rehaussé, soulevé, sous une forte emprise,
leur cime engloutie, dévorée, alors que son sexe d’or s’attise,
où ses doigts s’attardent, caressant l’accès aux mille plaisirs,
dessinant un cercle continu, trempés au bouillon de son désir,
rêvant d’une verge tendue, contre ses hanches, qui se hisse,
empressée de s’enfoncer au creux de ses profondes abysses,
sur ses images érotiques, son cœur s’emballe et palpite,
plus encore lorsque près d’elle, des pas…, le sable s’agite,
lorsque deux mains l’empoignent solidement, la retournent,
avec tant d’empressement, étourdie, que la tête lui tourne,
emprisonnant ses seins lourds, ballotant et frôlant le sol,
coinçant entre leurs doigts, leurs pointes et leurs auréoles,
lorsque lui provient un long gémissement, guttural, animal,
qu’au même moment, on la pénètre d’une poussée brutale,
pressant très fort sa poitrine, sa chair fuyante, débordante,
ses tétons comme point d’encrage, tirés sans ménagement,
par la puissance des coups, s’excitent, s’étirent maximalement,
son sexe humide, empalé avec ardeur, se gonfle, averse de plaisir,
baignant l’homme, sans visage, qui la fait sienne, sans rien lui dire,
ne sachant de lui que ses mains, que la dimension de sa virilité,
lui enfonçant un membre large et long, en elle, à l’étroit et serré,
à grands coups, qui la font gémir, en redemander encore…
jusqu’à ce que la sueur couvre entièrement son corps,
jusqu’à ce qu’ils jouissent, leurs cris fracassant l’air,
se laissant tomber, épuisés, repus, face contre terre.


Texte de Jennie Hewitt

lundi 13 juin 2011

La nonne maudite...


À trop vouloir t'aimer, j'en ai oublié de m'aimer,
à trop nous pleurer, je me suis pleurée aussi.
Je me suis vidée de tout ce que j'étais,
Un jour, je n'étais plus, le dos tourné à ma vie.
J'ai plié bagages et j'ai mis les voiles,
laissant derrière moi, mes souvenirs et mes pleurs.
J'ai avancé d'un pas craintif, me suis arrêtée,
à la porte du couvent austère de grises sœurs.
Longtemps j'ai hésité, à ne plus savoir...
la main tremblante, de tout mon corps en transe,
à regarder d'un œil las et froid la porte de l'enfer,
celle qui sonnerait l'heure de ma délivrance.
Dans un sursaut de colère revenant me hanter,
c'est d'un doigt rigide, mais bien décidé,
que j'ai sonné l'alarme du couvent bien gardé,
par la supérieure qui m'accueillit à bras fermés.
J''allais étouffer ici, Oh! Mourir d'ennui ! ,
assassiner tout ce que j'étais et tout ce que je suis!!!
Je savais bien que je naîtrais de la Vierge Marie,
baptisée d'un faux nom, sous de noirs habits.
Je suis passée ainsi d’une 4 pièces et demie,
à une chambre bien étroite pourvue d'un seul lit.
Je me revois encore ouvrir mon unique valise,
y sortir pour seuls biens, mes peurs et ma vie.
Avec nonchalance, devant l'autel je priais,
entourée de bonnes sœurs qui priaient aussi;
qui priaient pour moi, j'en suis bien certaine,
voulant purifier mon âme de ce que fut ma vie!!!
J'ai bien essayé d'y croire à cette rédemption,
à cette lueur d'espoir au bout de mon tunnel.
Mais le soir venu, dans ma chambre étroite,
le crucifix savait que je ne lui étais pas fidèle.
Y prenait-il plaisir, je n'en sais trop rien...,
à voir défiler ces hommes de mon imaginaire.
Je me lassa bientôt de ce manège secret,
il me fallut vite plus que ma seule chair.
Cherchant toujours et sans cesse à la satisfaire,
entre deux prières, mon esprit vaguait, divaguait,
occupé qu'il était à draguer et à flirter l'enfer.
Satan, lui, se délectait de mes secrets.
Je priais, Oh! Oui! Que je priais !!!
Sœur Marie du péché que j'étais, priait,
désirant me blanchir des péchés de ma chair,
des péchés charnels qui me nourrissaient.
Mais de retour dans ce lit aux draps bien jaunis,
je replongeais, mon cercle vicieux y veillait, 

  repartant de plus bel et de plus en plus fort,
à la conquête de Satan, si je ne m'abuse...
Lors d'un de ces soirs, à boire dans tous les bars,
à flirter la débauche et à y user de ma ruse,
Satan fut charmé, la nonne l'enflamma.
De tous ses feux et de toutes ses flammes,
il me prit et de sa rouge envie me fit sienne,
Oh! Sœur Marie du péché!!!, priez pour mon âme !!!
Cette nuit là, j'ai crié fort ma soif avide d'être aimée,
je l'ai hurlée, j'ai supplié Satan de m'en délivrer,
de sa chaleur ardente d'incendier ma vie,
et de me faire jouir des cendres du passé.
Il m'a fait jouir, il m'a brûlée, de son désir,
il a brûlé mon âme de son amour ardent,
dans un dernier cri, de mon dernier souffle,
je lui offris ma vie sur un plateau d'argent.


Texte de Jennie Hewitt

vendredi 10 juin 2011

Ce que notre souper sera ...




Dans l'espoir d'attiser le feu dans ses yeux qui déjà pour moi brûleront d'envie,
j'ai vêtu, ce soir, ma belle robe de voile rouge que je me suis procurée pour lui.

Alors que mon corps de femme rendra le sien fébrile, impatient, pyromane aussi,
mon regard d'allumeuse s'attardera discrètement sur ses jeans au renflement sexy.


Devant sa bouche de velours mon coeur battra, autour de moi tout arrêtera de tourner.
Je voudrai doucement déposer la mienne sur son torse vêtu de noir,
dont j'ai tant rêvé.

Mais par souci de convenances, la nappe rouge sur la table sera bien allongée,
comme un drap de satin sous nos pitances de bagnards, l'un de l'autre, affamés,
sur une table qui pourtant sera témoin discret de notre amour enfin consumé.

Mes seins et leur sommet, libres sous ma robe, titilleront coquinement son regard,
il les fuira, oui, autant qu'il le pourra,
jetant un oeil ici et là, de son regard hagard.
 Alors que moi, en digne femme, je me soucierai de mon apparence et de mon fard,
déjà, ses yeux me verront nue sous ma robe et celle-ci bien rangée dans le placard.

Nos rires sonneront bien faux et résonneront lourdement dans cette pièce à prétexte,
nous en chercherons nos mots, perdus un peu sans notre plume et sans nos textes.

Premier moment de vérité dans cette mer de convenances et d'étiquettes,
nos pieds nus, Oh!!! Par mégarde..., s'effleureront sur la douce moquette.

Nous rirons aux éclats devant ce naturel partagé que nous croyions bien camouflé,
libérés enfin de trop de convenances, enfin ''nous'', grâce à la nudité de nos pieds.

À pas feutrés, il viendra près de moi, me fera des aveux de sa bouche de velours,  
dans le creux de mon cou, il déposera ses mots satinés, le souffle bien court.

Nous n'aurons pas mangé que déjà la table nous dé-servirons.
Nos plats refroidiront tandis que nos corps eux s'embraseront.

D'un unique geste habile, il m'aura vite dévêtue ;
facile puisque sous ma robe je serai déjà nue.

C'est alors que la table et la nappe seront confondues,
lit et drap pour les amants que nous seront devenus...

Je me nourrirai de lui et lui de moi
à satiété jusqu'à la prochaine fois.

D'ici là, nous nous aimerons dans notre jardin secret,
à l'insu de tous nous serons Oh! Coquins ,mais discrets.

jeudi 2 juin 2011

Nos désirs assouvis...


 

Repus, amoureusement blottis l’un contre l’autre,
 nos jambes entremêlées,
Tous deux, le souffle bien court
et ta main couvrant tendrement la mienne,
Les yeux mi-clos, nos cœurs battant à un rythme fou,
 encore tout affolés,
Nos pieds qui s’effleurent, mes orteils,
 d’un clin d’œil, taquinant les tiennes,
Comblés d’amour, ma voute encore fébrile,
ton sexe fier, prêt à se reposer,
Enfin exorcisés d’un désir pressant,
à nous être aimés, à en perdre haleine.

Texte de Jennie Hewitt, à paraître dans un prochain bouquin



dimanche 15 mai 2011

Tokyo ou jardin d'Eden ?


 


Depuis le début des temps, l’homme semble obsédé par l’essence même de la pomme tendue par l’aguichante Ève et croquée goulûment par Adam.

Alors que la feuille de vigne judicieusement placée a fait place aux vêtements griffés, le jardin d’Eden, lui, s’est transformé de façon spectaculaire, et ce particulièrement dans la ville de Tokyo, au Japon.

Dès la fin des années 80, Tokyo est devenue la ville paradisiaque par excellence.  Cette métropole s’est transformée en un paradis terrestre où on y croque maintenant la ‘’pomme’’ en l’apprêtant de mille et une façons, de sa forme la plus naturelle à la plus originale qui soit. Depuis, la capitale du Japon célèbre le  Mardi - Gras tous les jours de l’année; elle assouvi tous les fantasmes inimaginables par des pratiques sexuelles ‘’déguisées’’; sa réalité dépasse maintenant la fiction. Réel ou virtuel ? On ne sait plus très bien…

 Le Japon mérite la palme d’or, devant tous les pays occidentaux, pour sa folie et sa démesure, frisant même le délire collectif.  Il  est en soi un ‘’Sexland’’, où l’imaginaire fantasmatique semble ne connaître aucune limite et aucune demie -mesure.  Les Dysneyland, Wonderland et cie peuvent tous aller se rhabiller …  Les américains ont  leur ‘’Big Apple’’ (New-York), les japonais, eux, ont leur ‘’Pink Apple’’ en la ville de Tokyo, considérant que le mot ‘’Pink’’ est un euphémisme culturel pour désigner le mot ‘’sexe’’.

À Tokyo, les commerces reliés au ‘’fuzodu’’ (industrie du sexe) pullulent de toutes parts; aucun regard ne peut y échapper.  On trouve, par exemple, sur le territoire de 2.5km du quartier ‘’hot’’ Sinjoku à Tokyo, environ 5000 établissements reliés à l’industrie du sexe.  Cette prolifique industrie s’avère être l’une des plus développées au monde.  À lui seul, le commerce du sexe génère autour de 20 milliards de dollars par année, soit l’équivalent du budget alloué à la défense nationale du Pays.  Les ‘’yakusas’’ (membres de la mafia japonaise), qui en détiennent le monopole, déploient ruse et subterfuges afin de détourner la loi, adoptée en 1958, interdisant toute prostitution; celle-ci précise l’illégalité du ‘’honban’’ (rapport sexuel avec pénétration vaginale) contre rémunération.  L’aspect rudimentaire de cette loi laisse un monde de possibilités aux ‘’businessmen’’ sans scrupule.

Le ‘’honban’’ est devenu, ce que les maffieux se plaisent aujourd’hui à nommer, le ‘’himitsu play’’ (jeu secret). On est simplement passé de la ‘’geisha’’ pure et vierge à la démesure sexuelle peu subtile mais protéger par une législature minimaliste.  On assiste maintenant au phénomène du ‘’enjoy kosaï’’ aussi appelé ‘’compensation dating’’ basée sur une ‘’relation d’aide’’ empreinte de respect entre le client et la geisha des temps modernes.

Les japonais ont une vision actuelle très ludique de l’érotisme.  Plusieurs y trouvent leur compte,  du simple homme marié insatisfait, au puceau en mal de sexe,  du ‘’futzuu’’ (pervers) ou ‘’otaku’’ (obsédé sexuel)  à l’homme mûr éprouvant une attirance sexuelle pour les jeunes filles ou les héroînes de Manga ‘’Lolicon’’.  Tous les plaisirs sont dorénavant permis et possibles dans ce ‘’Sexland’’ oriental.

De nombreux endroits sont spécialement conçus pour satisfaire les désirs sexuels des messieurs aux mœurs légères.

La clé du plaisir ou ‘’Love hôtels’’

On les trouve souvent côte à côte dans certains quartiers de Tokyo, situés généralement près des bouches de métro.  Faciles à repérer, ils sont munis d’enseigne lumineuse et de nom inusité. On y trouve de tout, pour tous les goûts et tous les vices, dont  un menu varié de chambres à thèmes : salle d’opération, wagon de métro,  chambre froide, salle d’enlèvement extra-terrestre, salle de classe, temple romain, cascade en montagne, chambre à l’effigie du personnage ‘’Hello Kitty’’ à l’ameublement démesurément grand ou avec lit circulaire au centre d’un carrousel en fonction, etc.  
On y trouve une panoplie de gadgets à saveur érotique, tels que : films pornos, caméscope, miroir au sol, lit vibrant, karaoké, menottes, condoms et bien plus encore.

L’accès aux chambres se fait dans l’anonymat le plus total; on est assuré
d’y croiser personne.  Une réceptionniste cachée derrière une vitre teintée  glisse la clé de l’hôtel au client, par une fente pratiquée à même la façade de l’établissement.  L’option de la chambre se fait à partir d’un menu affiché sur un mur du hall d’entrée de l’hôtel, en pressant simplement sur un bouton placé sous l’image représentant le lieu de ses rêves. Ensuite, il ne reste plus au client qu’à payer à un guichet automatisé. Enfin, un ascenseur l’emporte tout droit à la chambre choisie, un aller-retour pour le 7ième ciel, du moins, nous le souhaitons pour lui.

C’est l’heure du bain…

Datant de 1657, le ‘’soapland’’ ou ‘’sopu rando’’ est le plus ancien divertissement sexuel pour adulte au Japon.  En fait, le soapland est une chambre munie d’un matelas pneumatique et d’une baignoire remplie d’une gelée verte dans laquelle ‘’monsieur’’ fera trempette avec une jolie nymphette, ou encore plusieurs, après avoir reçu un massage sensuel et érotique.  Il pourrait même ‘’jouir’’ d’un lavage corporel réalisé au moyen d’une brosse exclusivement fabriquée de poils pubiens.  Le prix pour cet érotisme considéré de haut niveau tournera autour de 60$ à 970$ selon les services reçus et la qualité de l’hôtel.

Le dîner est servi…

Lors de réunions d’hommes d’affaires fortunés, dans certaines stations thermales au Nord Est de Kyoto, on offre non seulement le service aux tables mais bien la table principalement comme service.  On y pratique une vieille coutume, le ‘’Nyotaimori’’  (corps décoré d’une femme).  Cette pratique consiste à manger un repas, composé de sushis et d’algues, servi sur le corps d’une femme encore vierge.  Pour la ‘’modique’’ somme environ de 2000$, ces messieurs n’ont qu’à choisir le profil du menu qu’ils préfèrent, version ‘’fesses’’ ou version ‘’pubis’’.

Le ‘’wakame zake’’ est aussi un divertissement sexuel inusité pratiqué dans les clubs de strip-tease; celui-ci consiste à boire du sake entre les cuisses d’une femme.

Livraison à domicile…

Pour les plus timides, désirant plus de discrétion,  le ‘’deri heru’’ (delivery health ou livraison santé) est tout indiqué. Ce type de service est mieux connu ici sous le terme de service d’escortes ou de call girls.

‘’Drag Queen’’ Manga

Le fétichisme collectif est un phénomène qu’on observe presque exclusivement au Japon.  La pratique du ‘’kigurami’’ ou ‘’Cosplay’’ consiste à se travestir en héroïne de Manga 100% sexy.  Ces personnages fictifs symbolisent la femme idéale pour eux. Un très grand nombre de japonais, hommes et femmes, troquent à l’occasion leur identité terrestre contre une identité imaginaire, le temps de décrocher un peu de leur réalité.

S’en faire mettre plein la vue

Un ‘’Imékura’’ (Club d’images ou Club à fantasmes) est un endroit où des ‘’yukitamos’’ (fille costumées) se prêtent à des jeux de rôles. Selon les fantasmes des messieurs, elles se transforment en infirmière, professeur, écolière, hôtesse de l’air, secrétaire, etc.  Dans certains clubs, pour le grand plaisir des adeptes de petites culottes ‘’panchiras’’,  de jolies  japonaises en mini-jupe prennent place dans un ascenseur au sol vitré.  Parfois, on y trouve également une salle de classe bondée d’écolières en mini-jupes (120$ pour 40 minutes).

En mettre plein la vue

Un ‘’Onani fuzoku’’ est un club où le client paye 80$ pour avoir le privilège d’atteindre le ‘’iku’’ (orgasme sexuel) en se tripotant lui-même le ‘’chinko, chinpo ou chin chin’’ (pénis) devant quelques femmes qui sont payées pour le regarder faire pendant 30 minutes.

En avoir l’eau à la bouche

Un  ‘’Oppai momi momi’’ est un Club de léchage de seins.

Se rincer l’œil

Au Club ‘’Gofish Mermaid hostess’’ à Tokyo, l’expression ‘’se rincer l’œil’’ prend tout son sens.  Pour des frais d’entrée de 200$, les japonais peuvent boire et manger tout en observant de jolies sirènes étrangères nager avec grâce dans un bassin d’eau entièrement vitré.

En avoir plein les mains

Un ‘’Momi pabu’’ est un club du genre ‘’mains libres’’ où l’on ferme les lumières afin de laisser les mains baladeuses des clients se promener d’une paire de seins à une autre et ce dans la plus grande discrétion qui soit,  seulement 80$ pour une heure de tripotage.

Brasser de grosses affaires

Le Club ‘’Mammouth’’  fait la joie des ‘’Haizumo pochari’’ (adeptes des grosses poitrines) en leur permettant de s’en mettre plein la vue et probablement de tâter le terrain aussi.

Folles dépenses

Les ‘’Burusera shoppu’’ (boutiques érotiques) mettent entre autres à la disposition des clients, des machines distributrices dans lesquelles ils peuvent faire l’achat de petites culottes usagées, d’urine, de costume et de photos d’écolières, etc.

Bien d’autres endroits sont également ouverts au public adulte :

 ‘’pinku saron’’ (Club d’isoloirs ‘’mains et bouche’’), théâtres de strip-tease,
Cinémas érotiques, ‘’Nukipabu nuki kyaba’’ (Club de fellation),
‘’Ranjeri pabu’’ (Club-resto de serveuses sexy en lingerie fine),
‘’Nosoki beya’’ (communément appelé ici ‘’peep show’’),
‘’urisen’’ (Club de prostitués mâles), ‘’koshi tsu bideo’’ (Cabines masturbatoires et visionnement de matériel pornographique), ‘’Esute’’ ou’’ Katto senmon ten’’ (salon d’esthétique pour hommes) où on offre un service de rasage érotique avec bonus pour 100$ de l’heure, etc.

Besoin d’un alibi ?

Qu’ils soient clients ou ‘’geisha des temps modernes’’, les japonais peuvent faire appel à des agences offrant un service d’alibis professionnels, allant de faux certificats de formation à de faux talons de paies…

Voir la vie en rose

Évidemment, il ne faut pas craindre d’investir dans la publicité si on veut que nos affaires roulent rondement…Les ‘’yakusas’’ l’ont bien compris;  ils font parvenir aux citoyens de petits dépliants publicitaires roses très explicites (infos et photos résumant les services offerts d’un côté et recrutement de l’autre) qui envahissent les boîtes aux lettres à raison de 2 à 3 fois semaine et les stations de métro. Des bottins de services sont également disponibles dans les stations de métro et des catalogues de ‘’rendez-vous’’ sont aussi en vente dans tous les bons kiosques.

Bref, si pour les Américains ‘’sky is the limit’’, pour les Japonais même le
7 ième ciel n’a pas de limite.

Texte de Jennie Hewitt publié dans le magasine FA. 

vendredi 29 avril 2011

Envie d'amour et de sensualité ...


 Mes provisions de ''Je t'aime'' se tarissent nuits et jours,
je ne bois plus à la fontaine déferlante de l'amour.
J'ai le réservoir à tendresse qui déborde de ''moi'',
tant de caresses à offrir, pourtant seule, sans ''toi''.

J'ai besoin d'aimer pour me sentir vivante,
d'une main d'homme glissant jusqu'à mon bas-ventre.
Sentir la chaleur d'un corps aimant tout près du mien,
caresser sa joue, gémir dans son cou, lui tenir la main.

Déposer mes lèvres gourmandes sur les siennes affamées,
goûter à ''Toi'', partout où les miennes peuvent se poser.
Enlacer ses jours et ses nuits, de mon feu l'embraser,
l'aimer à le rendre fou, élever nos désirs à nous enflammer.

Envie de rêver, endormie ou les yeux grands ouverts,
dénuder mon corps et baigner le sien à mon puits-vert...
M'offrir à lui, de tous mes ''sens'', à l'endroit et à l'envers...,
l'inviter au grand bal des anges, 
 ne plus toucher terre.



Texte de Jennie Hewitt

Ce texte se retrouve dans mon bouquin ''Rouge Vermeille Tome 1''


lundi 25 avril 2011

Voeu d'amour ...


Fin du texte ''Voeu d'amour''
se trouvant dans mon bouquin ''Rouge Passion'', tome 1

...
J'aimerais qu'aucune pudeur ne vienne freiner l'élan de nos envies, de nos désirs et de notre amour aussi, jusqu'à lui offrir ma bouche, qui me dégoûte pourtant aux petits matins..., si ses lèvres empressées de m'aimer, me le demandaient. J'aimerais être sa première bouchée, son avant-petit déjeuné, qu'il fasse de ma bouche une seule bouchée.

J'aimerais lover mes seins contre son torse nu, là au creux de son amour chaud, ne plus vouloir jamais sortir du lit. J'aimerais qu'il en soit ainsi pour lui. J'aimerais sentir son souffle haleter contre la peau de mon cou, sur les courbes de mes épaules nues, dans mes cheveux...

Comme j'aimerais l'incendier de ma chaleur, le frôler de mes frissons, qu'il devine du bout de ses doigts se pointer mes envies aux sommets de mes seins gonflés de désir pour lui, qu'il taquine et pince leur cime entre ses doigts coquins, qu'il puisse deviner mon ardente chaleur simplement en mesurant la sienne, qu'il sente mon coeur battre de plus en plus fort sous ma poitrine, qu'il puisse sentir le pouls de tous mes désirs...

Comme j'aimerais qu'il sache à cet instant que jamais je n'ai songé à lui résister, que j'ai cessé de penser depuis un bon moment déjà, à l'instant même où son regard rempli de tendresse et d'envie s'est posé sur moi, à l'instant où ses yeux ont dit aimer les miens, aimer mes traits encore bouffis, empreints encore des draps de lit, aimer ma tignasse rouge vermeille en bataille, aimer tout de ma minceur et tout de mes rondeurs...

Comme j'aimerais que ses yeux me dévorent juste avant que de tout son corps il le fasse aussi, comme j'aimerais sentir ses caresses se poser et glisser partout sur mon corps fébrile et excité, et comme mon corps n'est pas doué pour le silence..., qu'il l'entendre lui dire combien il aime ces moments là, combien j'aime ces moments magiques avec lui.

Comme j'aimerais qu'il me le dise aussi au rythme de ses lèvres affamées, de ses mains baladeuses et de ses hanches si puissantes, comme j'aimerais qu'il me goûte, qu'il saisisse la saveur si délicieuse de notre amour de ses papilles comme de son membre viril...

J'aimerais que nous n'ayons pas d'heure pour nous aimer, que nous le fassions simplement au gré de nos envies, de nos désirs, que nous le fassions même nuit et jour, qu'il me prenne le soir venue et au petit déjeuner aussi.

Qu'il tempête en moi de ses bourrasques d'amour, qu'il me berce de ses vents de tendresse, qu'il soulève sa vague qui me frapperait de plein fouet, en plein corps au gré de sa tempête et qu'il averse enfin en moi, qu'il m'averse de sa pluie d'amour de la nuit au petit jour.

Comme j'aimerais que cet homme si intense, le soit au centre de ma vie, comme il le serait au creux de tout mon corps, comme j'aimerais déposer mon coeur et toute ma passion au creux et au centre de la sienne aussi.

Les yeux fermés, je souffle avec espoir ce soir sur la bougie qui orne mon destin et le sien aussi...


Texte de Jennie Hewitt

Vous trouverez le début de ce texte et bien d'autres textes dans mon bouquin ''Rouge Passion'' Tome 1 à l'adresse ci-dessous:

http://www.thebookedition.com/rouge-passion--tome-1-jennie-hewitt-p-45551.html